Nous avons dit ... PSYCHOPEDAGOGIE

NOUS AVONS DIT ... PSYCHOPEDAGOGIE

De  quoi s'agit-il ? H. PIERON la définissait ainsi :"pédagogie scientifiquement fondée sur la psychologie de l'enfant." Mais la psychologie de l'enfant est un terme, voire un domaine vaste, très vaste même, recouvrant une multitude  de notions, de conceptions parfois complémentaires, parfois rivales pour ne pas dire opposées et qui donnent naissance à des théories sur lesquelles se fondent des méthodologies d'approche de l'élève. Certaines privilégient l'aspec social, d'autres l"affectivité, d'autres encore les processus d'acquisition.

Sans dénigrer ou nier l'importance des unes et des autres, nous avons délibérément choisi de centrer notre action sur les processus d'acquisition. Conception réductrice disent certains à qui nous rétorquons conception réaliste permettant de prendre conscience qu'enseigner c'est proposer à l'enfant et à l'adolescent ce qu'il est capable de comprendre et d'assimiler en fonction du niveau de développement de ses capacités cognitives. Sommairement nous dirons que notre expérience s'étalant sur plus d'une trentaine d'années nous a enseigné que pour apprendre à lire, à écxrire et à compter, ce qui est à la base de toute initiation au savoir, un enfant doit avoir mis en place, entre autres, des notions de temps, d'espace et d'invariance. C'est ainsi qu'au Cours Préparatoire, la notion d'invariance de la quantité doit être installée. Plus tard, au CM1, pour être à l'aise, c'est l'invariance de la matière qui doit avoir été intériorisée en même temps que s'affinent les notions de temps, d'espace et que se précisent celles de la catégorisation, de la classification et de la relation d'ordre.

Quand le jeune adolescent aborde le collège, c'est d'abord la compétence à pouvoir concevoir et transcrire toutes les associations et permutations possibles entre plusieurs éléments, c'est ensuite être capable d'envisager plusieurs hypothèses de résoltion et de choisir la bonne, c'est enfin savoir observer, analyser et déduire. Lorsqu'il entre en 4ème, le collégien doit etre performant dans les trois vecteurs de la pensée abstraite : la combinatoire, les probabilités et la logique des propositions.

Ne pas avoir acquis dans chaque classe de l'école primaire et du collège ces notions élémentaires que nous qualifions "d'outils de pensée" met l'élève en difficulté et provoque ce que l'on nomme ordinairement "l'échec scolaire". En ce qui nous concerne, nous préférons de beaucoup parler "d'insuccès scolaire" qui a une connotation bien moins irréversible que le terme d'échec.

Ces considérations empiriques certes mais ô combien réelles que nous rencontrons sans cesse chez un sujet en difficulté scolaire dictent une démarche d'aide et de prise en chage faisant essentiellement appel et confiance aux capacités cognitives du sujet et à leur dynamique.

Si bien des enfants et adolescents voient à un moment ou à un autre de leur scolarité leurs résultats scolaires se détériorer, pour certains cela ne dure qu'un temps, un trimestre parfois une année. Puis ils reprennent le cours normal de leur cursus scolaire. On parle dans ce cas de fléchissement scolaire passager si bien que viser l'amélioration des résultats scolaires par le truchement d'une aide à l'appropriation des "outils de pensée" n'est pas toujours nécessaire. L'évaluation pratiquée montre le plus souvent l'inutilité d'une telle démarche.

D'autres, au contraire, s'enfoncent dans une spirale infernale : "difficultés, insuccès, échec". Les causes peuvent en être multiples mais il s'agit très souvent d'un retard de développement cognitif qui apparaît comme un facteur déterminant mettant l'accent sur l'absence de stratégies de raisonnement et de résolution pertinentes. Or il peut exister plusieurs stratégies de résolution pour un même problème, l'une plus rapide et plus efficace que l'autre. À chaque niveau scolaire, correspond une panoplie de stratégies optimales qui permet à l'élève de comprendre et de réussir la tâche pédagogique proposée dans le temps a-parti. Prenons un exemple. Un problème nécessitant pour être résolu l'utilisation de la multiplication peut aussi l'être en faisant une addition. Mais quelle perte de temps et quelle source d'erreurs de calcul, surtout si les nombres sont grands. Pour calculer le prix d'une clôture mesurant 253 mètres et valant 12,35 € le mètre, il vaut mieux posséder "l'outils de pensée-multiplication-" (sens et mécanisme) que d'aligner 253 fois 12,35 l'un sous l'autre et de faire l'addition ou encore de faire plusieurs colonnes d'additions et un total général. L'élève ayant intégré "l'outil de pensée-multiplication-" résoudra le problème dans les temps l'autre non.

C'est bien souvent l'intériorisation et la maîtrise des "outils de pensée" qui font défaut et qui sont sources de difficultés. Or l'intériorisation comme l'acquisition de cette maîtrise sont étroitement dépendantes du développement cognitif et du style cognitif privilégié ou opérationnel que le sujet met en place tout au long de son développement. Ainsi la réussite scolaire dépend en grande partie de l'accession de l'élève au stade exigé par le niveau de la classe dans laquelle il se trouve. Au CP/CE1 correspond l'appartenance de l'élève à un stade donné, au CM1 à un autre plus évolué, à la 4ème à un autre encore plus évolué. Ne pas accéder à ces différents stades ou être en retard d'accession engendre des difficultés qui se concrétisent par une baisse voire une chute des résultats scolaires. Pour pallier ce manque ou retard d'accession, il faudra nous tourner vers un mode de perfiectionnement du développement et de l'utilisation du style cognitif opérationnel facilitant les apprentissages scolaires.

Dans cette optique qu'est la nôtre, pour réussir un apprentissage l'enfant et plus tard l'adolescent doivent savoir écouter, savoir regarder/observer, se poser des questions, faire des relations de causalité et différencier le réel de l'imaginaire. Ils doivent projeter de percevoir, de mémoriser et de comprendre chaque infomation présentée. Pour cela, l'individu doit posséder les "outils de pensée" (mécanismes et stratégies de raisonnement) propres à chaque  élément du projet. C'est cela le style cognitif privilégié ou opérationnel qui est la façon propre à chacun de percevoir, de mémoriser, d'évoquer donc d'intérioriser l'information perçue grâce aux différentes modalités sensorielles à sa disposition.

C'est dans cette démarche psychopédagogique que nous nous inscrivons.

 

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02.06 | 11:53
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